...Nous ne sommes pas là pour plaire aux gens. Juste les aider et les défendre...La politique de régression sociale du gouvernement : vous êtes tous concernés...Il n'y a pas d'arrangements..Rejoignez-nous...Défendez vos droits, adhérez à la CGT...Une seule attitude, la ligne dure !...Nous sommes là pour vous informer, vous guider et vous aider...

17/10/2015

Salauds de salariés





Article de Nicole Gaspon, publié dans Le Travailleur Catalan d'aujourd'hui.


Sale temps pour les travailleurs de ce pays, licenciements, exploitation, bas salaires...ils seraient condamnés à subir, en silence. L’exemple d’Air France est, à cet égard éclairant, face au wagon de suppressions de postes, décidé dans le calme feutré des conseils d’administration, les salariés osent-ils manifester, serait-ce rudement, et les voilà traités de criminels, désignés à l’opprobre publique. Face à la morgue insultante d’un Bergoügne de Juniac, PDG qui aimerait être basé au Qatar pour mieux mater ses sujets, que leur reste-t-il, si ce n’est la rue, pour se faire entendre, avoir une visibilité ?

La réalité, c’est que la guerre de classe est déclarée. Le patronat, désormais, n’a plus de retenue, il veut tout, tous les droits, l’argent sans limites, et rien pour les salariés. C’est le retour au capitalisme sauvage du bon vieux temps, celui que fustigeait Jaurès. Avec, dans le contexte d’aujourd’hui, des médias à la botte des grands groupes, veillant à peser sur l’opinion, toujours dans le même sens.

La « macronisation » du gouvernement complète le tableau, de provocations en 49. 3, le phénomène ne fait qu’attiser les braises, exacerber la colère du monde du travail. L’exécutif défend l’idée d’un patronat libre de faire et obtenir tout ce qu’il veut, normal, alors, que celui-ci se sente pousser des ailes.

La situation est lourde de dangers, mais aussi de possibilités. Les salariés d’Air France, comme tous ceux qui se battent pour l’emploi sont du côté de l’avenir de ce pays. Ils méritent tout notre soutien. Ils ne doivent pas rester seuls, la mobilisation doit se développer, dans tout le pays, seul moyen pour que le patronat en rabatte, mais aussi pour ouvrir de nouvelles perspectives économiques et sociales. La montée en puissance du mouvement social est un paramètre indispensable pour bouger les lignes. Tout comme la dimension politique, à ce titre, les élections régionales qui auront lieu en décembre prochaine offriront une autre occasion de d’exprimer sa colère.